La marine hollandaise sous l’Ancien Régime et les officiers, ses héros.

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  Communication dans le cadre de la délégation Ile de France de la SFHM du 05 avril 2007 « La marine hollandaise sous l’Ancien Régime et les officiers, ses héros » par Roberto  Barazzutti Dans une communication faite en 2003 dans le séminaire de Patrick Villiers à l’université du Littoral, il avait été souligné les modalités de la construction, de la délimitation, de l’état nation hollandais. Pour ce pays,  petit par la taille, le milieu marin a constitué un aspect géographique, social et environnemental capital. Cette relation avec la mer atteint une ferveur nullement vu ailleurs et qui n’a pas disparu comme l’atteste le succès des évènements et manifestations commémorant les 400 ans de la naissance de Michiel Adriaen de Ruyter qui se déroulent cette année. Aussi le thème de ce jour, porte sur la marine de guerre hollandaise au XVIIe siècle et les officiers, notamment sur le culte de ceux-ci, la construction du héros maritime. Cette présentation ne peut pourtant se  passer en introduction d’un aperçu de la marine hollandaise et de ses missions. Des Missions et évolutions de la flotte : Ou Comment la guerre sur Mer en a fait une puissance maritime. Plusieurs périodes sont à distinguer entre 1568 et 1713 chacune correspondants à une définition précise et primordiale des missions de la marine de guerre hollandaise. Du début de la révolte en 1568 à l’instauration de la paix en 1609, les missions de la marine hollandaise sont de protéger et de conquérir ce territoire qui n’est pas encore définit. La marine constitue une composante essentielle dans le soulèvement des Provinces-Unies. Ce sont les Gueux des Mers (Sea Beggars ou Geuzen), troupes hétéroclites composées de marins et de nobles hollandais, mais aussi français, anglais et allemands qui interceptent les navires ennemis et neutres venant des côtes espagnoles où baltes dans la Manche et la Mer du  Nord. Toutefois, leur expulsion en 1572 par la reine Elisabeth des ports anglais marque un tournant pour la révolte. Les Gueux des Mers se voient contraint de trouver une nouvelle base et ils jettent leur dévolu sur le petit  port de Den Brielle aux confluents de l’Escaut et de la Meuse. Cette capture constitue le signal du soulèvement et quelques temps après, le port de Flessingue mieux adapté ouvre ses portes aux Gueux. Fin 1573, ils contrôlent les estuaires de l'Escaut, de la Meuse et du Rhin. En 1574-1578, Philippe II perd les deux derniers ports loyalistes que sont Middelburg et Amsterdam. L'Espagne pour un temps ne dispose plus de ports. Guillaume d'Orange profite de cette situation pour réorganiser les Gueux des mers qui formeront le noyau de la marine militaire d'état. La reconquête menée par le duc de Parme à la fin des années 1570 début des années 1580 a une double incidence sur la guerre sur mer. La capture en 1583 de Dunkerque et de Nieuport puis en 1585 de la ville d'Anvers change la donne. L'Espagne dispose de nouveaux de ports (Ostende sera repris aux Hollandais en 1603) qui lui permettent de développer une politique maritime importante. Elle y installe une flotte royale à Dunkerque (Armada de Flandres) et facilite l'activité corsaire de cette ville et des environs, à un niveau jamais connu. Dunkerque constitue une menace sérieuse pour l’économie hollandaise en essor, notamment pour les  pêcheries (entre 1585 et 1607, pas moins de 258 navires de pêche zélandais y sont ramenés) ; le commerce, mais aussi l’industrie. 1  Face à la menace maritime hispano-flamande les Néerlandais ont premièrement modifié leurs stratégies maritimes. En dehors du phénomène des gueux entre 1572 et 1585, la majorité des missions des marines hollandaises (les flottes des 5 amirautés) concernaient le soutien des troupes terrestres (1574 soutien aux défenseurs de la ville de Leiden et en 1576 lors de l’attaque de Zierickzee) et la destruction des flottes espagnoles (en 1573 dans le Zuyderzee). Ces missions étaient appliquées dans un espace confiné aux côtes et aux fleuves. Ce type de mission sans disparaître après les années 1585-1588 n’est plus primordial. En effet, ce sont les missions de protection des pêcheries qui deviennent essentiels. La seconde réponse à la menace dunkerquoise sera d’accroître la surveillance des côtes flamandes des bouches de l’Escaut à Dunkerque. Entre 1587 et 1594, plusieurs escadres requérantes de grands moyens tentent de bloquer ou d’attaquer Dunkerque sans grand succès. Fin 1587, 57 navires surveillent les côtes flamandes et 26 l’estuaire de l’Escaut ; en 1588 c’est au total plus de 215 navires dont le 2/3 sont devant Anvers. Par ailleurs, entre 1599 et 1604, les galères de Spinola  basées à Sluis constituent aussi une menace sérieuse car elles peuvent servir pour débarquer des troupes sur n’importe quelles îles de Zélande 1 . L’inefficacité de ce blocus amène au développement d’escadres indépendantes qui vont tenter d’intercepter les corsaires sur les principales lignes ou zones commerciales. Enfin, les Etats-Généraux promeuvent la course notamment zélandaise dans une optique de contre course. Toutes ces opérations restent confinées à la Mer du Nord et la Manche. Mais la lutte prend de l’ampleur avec l’idée de  porter le feu chez l’ennemi. Comme l’essentiel des forces sert à protéger le pays, les Hollandais n’envoient que quelques navires alliés aux flottes anglaises pour participer en 1596 et 1597 à des raids sur Cadix et les Açores. En 1599 de nouveau les Açores sont pillées ainsi que les côtes africaines mais dans ce cas la totalité de la flotte soit 27 navires avec 8000 hommes est hollandaise. En 1605 et 1606 d’autres escadres seront envoyées sur les côtes espagnoles et en 1607 se déroulera la célèbre bataille au large de Gibraltar (la porte de la Méditerranée) qui se termine par une victoire hollandaise. Toutefois, la lassitude et la fatigue des protagonistes amènent à signer la paix en 1609. A la suite de la paix de 1609, la marine de guerre oriente ses missions vers la protection des lignes commerciales et la conquête de l’empire colonial 1609-1648. La période 1609-1621 constitue selon J Israel un cycle économique particulier dans lequel les Hollandais tirent bénéfices de la paix pour renforcer leur position dans les eaux européennes notamment en Méditerranée. Devenant des acteurs majeurs, ils deviennent aussi des cibles majeures pour la piraterie. La marine va devoir protéger les navires mais aussi lutter contre ce fléau qui touche les côtes Atlantique et la Méditerranée. De nombreuses missions de patrouilles sont menées jusqu’en Espagne tout au long de la décennie 1610 ; tout comme l’escorte des flottes baleinières 1612-1615 menacées par les veilleités anglaises et scandinaves. La lutte contre les Barbaresques amène la marine hollandaise à participer en 1614 à la prise de La Marmora au Maroc, mais aussi en 1617 au bombardement d’Alger suivit de la destruction dans le détroit de Gibraltar de plusieurs navires avec les Espagnols. Mais la reprise de la guerre en 1621 va interrompre cette collaboration et rétablir la menace dunkerquoise. Rien qu’entre 1629 et 1637 plus de 1880 navires sont capturés par les corsaires dunkerquois ou les navires de l’armada, sans compter des centaines de navires coulés ou brûlés. Voici un exemple parmi tant d’autres : en octobre 1625 au large de l’Ecosse entre 140 et 185 navires harenguiers seront détruits ! 1  Rappelons que les seuls débarquements sur Walcheren auront lieu en 1809 par les Anglais, et en 1944 par les Alliés. Le premier sera un échec pour les Anglais, mais pas le second. 2  L’essentiel des forces navales hollandaises consistera alors à contrer cette menace. En dehors des opérations coloniales, les Hollandais n’armeront que quelques flottes en 1625-1627 pour attaquer les côtes espagnoles notamment Cadix. Cela n’empêche pas l’existence de grande bataille navale comme celle en 1639 dites des Downs/Dunes qui est une grosse défaite espagnole quasi identique à celle de 1588. Mais les Provinces Unies pratiquent aussi la politique de la canonnière : contre la décision prise par le roi de Danemark d’augmenter les taxes en 1644 et 1645 des escadres hollandaises entament un blocus du Sound tout en le forçant  pour permettre aux navires marchands de passer. La période de 1600 à 1650 est appelée par certains « The first global war at sea » 2 . Les compagnies commerciales sont un relais de la puissance navale et politique des Provinces Unies. Elles vont constituer des acteurs essentiels dans la constitution de l’empire colonial hollandaise qui disparaîtra en 1975. L’institution de deux compagnies commerciales, la VOC en 1602 et la WIC en 1621, conjugue les intérêts privés et ceux  publics. Ainsi la VOC a en charge l’espace Indien proprement parlé. Dès 1603, elle envoie des flottes qui ne s’occupent pas seulement de faire du commerce mais de contrôler celui-ci par la capture des comptoirs portugais et la perturbation du commerce de ceux ci. Voici quelques faits illustrant cette politique agressive : en 1605 capture des Moluques, des îles Ternate, Amboine et Tidore ; blocus du détroit de Malacca en 1606-1608 et de Manille en 1620-1622 ; capture de Formose en 1624 qui restera hollandaise jusqu’en 1662, de Malacca en 1641 et de Ceylan en 1637-1659. ; raids contre les comptoirs africains portugais en 1625 sans oublier par ailleurs les opérations visant à éloigner et à interdire l’implantation de comptoirs anglais en français dans les années 1619-1623. La WIC agit dans l’espace Atlantique. Dès ses srcines, l’un des piliers constitutifs de cette compagnie c’est la guerre de course qui est considérée comme le prolongement du commerce. La première flotte armée en 1623 aura pour but d’attaquer les comptoirs portugais au Brésil et en Afrique. D’autres suivront par la suite plus chanceuses notamment comme celles menées par Pieter Adriaensz Ita et par Piet Hein qui capture les galions chargés d’or et d’argent dans la baie de Matanzas sur l’île de Cuba en 1628. Cette expédition renfloue les caisses de la WIC et va permettre la reprise de son expansion vers le Brésil et l’Afrique. Le Brésil devient hollandais de 1630 à 1654, tandis que les comptoirs africains d’Elmina et de Loanda sont pris en 1637 et en 1641. Ces comptoirs fourniront la main d’œuvre servile nécessaire pour les plantations des colonies antillaises hollandaises et européennes. La période de 1652 à 1713 voit la marine de guerre engager dans des actions plus violentes et fréquentes qu’auparavant. C’est la défense de la patrie contre d’autres nations maritimes (l’Angleterre en 1652-1654, 1665-1667 et 1672-1674 ; la France 1672-1678, 1688-1697 et 1701-1713) et secondairement afin d’assurer la protection des intérêts nationaux et commerciaux. Ces sont les nombreuses batailles au larges des Pays Bas dans la Mer du Nord et la Manche, suivit secondairement de théâtres d’opérations comme la Méditerranée, la mer des Antilles ou le golfe de Guinée. En temps de paix, c’est la lutte contre les Barbaresques et l’intervention dans la Baltique qui prédominent. Cette période de plus de 60 ans est celle d’intense conflictualité qui n’est pas sans incidence dans la création, l’engouement et le développement du Héros Marin. Mais pas de n’importe quel héro maritime, c’est celle de l’officier militaire. 2  Titre d'un chapitre de Jan Glete de son livre, Warfare at Sea 1500-1650. Maritime Conflicts and the Transformation of Europe , Routledge, 2002, 231 p. 3  Il parait nécessaire compléter cet aperçu sur la marine hollandaise par son organisation et notamment la structure du corps des officiers de marine. La République Néerlandaise est une confédération de 7 provinces souveraines qui partagent des finances communes, une armée, une marine et une politique étrangère. Elles délèguent leurs pouvoirs aux Etats Généraux de La Haye. Après quelques dissensions initiaux à propos d’une centralisation plus grande, la décision est prise le 13 août 1597 de crées 5 amirautés séparées, une décision provisoire qui restera en vigueur jusqu’en … 1795 ! Ces 5 amirautés son fixées dans les provinces de Zeeland (Middelburg), Hollande (Meuse ou Hollande du Sud à Rotterdam, Hollande à Amsterdam et le West-Friesland en het Norderkwartier) et Frise (Dokkum). Pour éviter toute jalousie entre les villes de Hoorn et d’Enkhuizen, les Etats-Généraux fixent même le siège d’une amirauté dans ces deux villes avec une alternance trimestrielle. Cette organisation navale déconcentrée résulte des rivalités entre les provinces, et entre les principales villes de Hollande. Ce n’est pas sans impact sur la coordination de la flotte. Chaque amirauté est composée de 9 à 12 conseillers nommés par les Etats Généraux sur proposition des Etats Provinciaux. Une des particularités est que ces conseillers proviennent de villes de la même province ou d’ailleurs. Par exemple, pour l’amirauté de West-Friesland en het  Norderkwartier, voici les 11 conseillers et leurs lieux de provenance : des villes de Hoorn, Enkhuizen, Amsterdam, Alkmaar, Monnickedam, Medemblick et des provinces de Zeeland, Frise, Utrecht, Gelderland et Overijssel. Les amirautés ne sont pas égales entre elle. Celle de Hollande est la plus riche tandis que celle de la Frise est la plus pauvre. Chaque amirauté dépendait pour ses revenus des taxes et accises indirects prélevés dans sa province ainsi que dans l’espace fluvio-terrestre qui lui était consacrée (taxes et revenus sur les flux commerciaux ; les navires et les charrettes). Les flux sont en corrélation avec la croissance économique de la  province. L’administration se trouve de ce fait sous le contrôle de quelques centaines de régents et de nobles. Ceux ci par ailleurs vont pendant longtemps offrir le service de leurs navires. Ce n’est qu’après 1654 que la marine hollandaise va devenir permanente, disposant de ses propres bateaux. Les liens entre Mars et Mercure vont se relâcher encore plus du fait du mouvement d’aristocratisation des classes dirigeantes. La « nouvelle marine » celle de 1654-1713 va faire une part plus belle aux administrateurs. Elle devient une affaire de  professionnels. Il en est ainsi pour les officiers. Héroïsation et culte des officiers : la construction des « zeehelden » au 17 ème La population hollandaise participe activement aux évènements maritimes. C’est une manifestation d’un patriotisme, d’un nationalisme naissant. Elle suit ces évènements grâce à la presse (notamment le Mercure Hollandais) ; mais aussi du fait de la proximité de ses côtes certaines batailles : par exemple en 1673 Schooneveldt. Les Hollandais participent au retour des expéditions que celles-ci soient victorieuses ou pas. Le 8 septembre 1628 Piet Hein capture les galions espagnols dans la baie de Matanzas à Cuba. Il ne sera de retour aux Pays Bas qu’en janvier 1629 mais la nouvelle était déjà parvenue le 15 novembre 1628. Le 17 novembre 1628 un journal publiait un éloge à cette action. Au cours du mois de janvier 1629, Piet Hein et son vice amiral Lonck sont fêtés par les Etats-Généraux, ils sont invités à des banquets donnés en leurs honneurs et de nombreux pamphlets sont publiés. En août 1665 après son périple qui l’a emmené de la Méditerranée vers l’Afrique et les Antilles, de Ruyter revient victorieux à Delfzijl. C’est un retour triomphant par le butin qu’il ramène mais aussi par la faiblesse de ses pertes, ce qui permet de couvrir la défaite de Lowestoft. Plusieurs milliers de Hollandais se dirigent vers le port pour saluer ce personnage et le remercier pour son action. A la 4  suite de cette défaite de Lowestoft, la population de Den Brielle avait tenté de lyncher Johan Evertsen qu’elle accusait de lâcheté. Enfin rappelons la prise à partie de Johan de Witt lors de la 3 ème  guerre anglo-hollandaise 3 . Elle s’identifie aux héros qui sont populaires de par leurs actions et leurs srcines. Ils sont le symbole de réussite car très peu ont des srcines nobles (Wassenaer van Obdam ; van Gent et Kortenaer exceptés) plutôt modeste ou  bourgeoise et qu’ils atteignent par leur mérite, leur volonté et leur service de l’état les plus hauts grades. Mais qu’est ce qu’un héros ? Comme dans l’œuvre d’Homère, il n’y a pas de héros sans bataille et de bataille en mer surtout 4  ! Des officiers comme Jan Meppel mort en 1669 ou Adriaen Banckert mort en 1680 n’auront pas ce statu de héros malgré leurs états de service. Cornélis Tromp est une exception car il est le fils de Martin Tromp et s’est fait une sacrée réputation. L’action en mer doit être importante, que ce soit une bataille voire même une escarmouche. L’essentiel est de se distinguer et de défendre le drapeau de sa patrie. Ainsi la bataille de Livourne de 1653 à laquelle décède Jan Van Galen lui permet de faire partie de ces héros. La nation, via les Etats Généraux, reconnaît et récompense ces actions sous diverses formes : chaîne en or ; médaille, choppe ou lampe en argent pur, des sabres d’honneur, des rentes pour les veuves ou des emplois comme pour le fils de Tjerk Hiddes de Vries qui naît le lendemain de son décès et reçoit un traitement de capitaine de vaisseau soit 360 florins annuels. Il mourra à 23 ans dans un combat contre … Jean Bart. Après victoire de Schooneveldt ; les Etats de Hollande donnent des lettres de rente de 6000 florins à De Ruyter et pour les autres officiers 4000 à 1000 florins. Ces gratifications ne sont qu’une facette de cette héroïsation du monde maritime. La construction de celle-ci est politique. Toute une propagande, politique de communication est mise en place par l’image, l’oral et le texte afin de toucher le plus possible la population. Rappelons que les Pays Bas est un haut centre culturel et artistique : de grands peintres, des penseurs et des scientifiques (Spinoza, Grotius, Huyguens, Vondel, Rubens, Rembrand etc). C’est un grand marché de l’art et de la presse aussi. On y publiera de nombreux journaux  protestants et pamphlets contre Louis XIV. De nombreuses gravures, poèmes, libelles, feuilles volantes, portraits sont affichés et distribués. Il existe des séries de peintures commandées par les Etats Généraux ou certaines  provinces représentants les officiers généraux ayant participé à tel ou tel bataille qui s’ajoutent aux tableaux de Van de Velde et autres sur les victoires hollandaises. Cette popularité de certains officiers est instrumentalisée. Michiel de Ruyter est appelée « Rechterhand van de staaten », la main droite de l’état. Johan de Witt tire partie de ce fait et permet à De Ruyter de devenir commandant en chef. C’est le seul officier qui provenant d’une province (Zeeland) atteint les plus hauts grades dans une autre amirauté (celle de Hollande). De Witt stimule cette popularité en faisant paraître certains courriers. Il existe alors un culte de Cornélis Tromp et de De Ruyter. Cela se matérialise par des gravures, des impressions de portraits, des médailles en argent faits par des artistes connus comme Willem van der Velde le Jeune ou Jan Lievens le Jeune ; un poème par le prince des poètes Joost van den Vondel. Après le raid de Chatham, dans chaque amirauté, on accroche le portrait de De Ruyter réalisé par Ferdinand Bol. Quand à Tromp, son image est diffusée dans les boutiques à tabac et son nom est utilisé par des auberges signe aussi de sa popularité. 3  Voir les conditions dans lesquels il fut tué avec son frère par la population. 4  La première bataille maritime des Hollandais a eu lieu en 1214 devant Damiette et la dernière en 1942 dans la mer de Java sous le commandement de Karel Doorman. 5
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