Transformations de l'offre commerciale et transformations urbaines à Istanbul

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À partir des années 1980, les transformations de l’appareil commercial accompagnent la métropolisation et le déploiement urbain à l’échelle du grand Istanbul. On assiste à une densification des vastes centres commerciaux dans l’ensemble de

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         r       é     a RÉA  47 Jea-Fraois Péroseyoa MorvaCilia Marti Évolto  l’off omml t tfomto  à itl *  À Istanbul, les micro-services d’extrême proximité et la pratique généralisée de la livraison à domicile rendent l’échange marchand quasi permanent et omniprésent. Et du fait de la situation de carrefour (maritime et terrestre) de la métropole et de sa fonction de centre politique exer-cée des siècles durant, le commerce, sous ses formes les plus diverses, constitue à Istanbul une vocation de longue date (des bazars et caravansérails aux « grands magasins » du XIX  e  siècle). À partir des années 1980, la politique de libéralisation financière et le pari sur les exportations ont fait d’Istanbul le fer de lance de l’économie nationale. Désormais, le gigantisme de l’aire urbaine en plein éta-lement (treize millions de consommateurs en puissance), l’entrée dans l’ère de la consommation de masse, sur fond de dynamique émergente, et l’ouverture aux mobilités internationales de toute espèce depuis 1990 1 , ont pour effet de conforter et complexifier cette « vocation » com-merciale. Recomposant son infrastructure commerciale, * Cet article s’appuie sur une recherche menée au cours de l’année 2010-2011 dans le cadre de l’Observatoire urbain d’Istanbul, des enquêtes de terrain mensuelles à la rencontre des acteurs du commerce dans divers secteurs de l’agglomération, après constitution de dossiers à partir de coupures de presse et de supports communicationnels. Le quartier de Kurtulu fait, quant à lui, l’objet de la thèse de doctorat de Cilia Martin, qui y effectue de nombreux entretiens auprès des commerçants et des consom-mateurs du quartier et analyse les registres de commerce et les bottins téléphoniques. 1. Le « commerce à la valise », forme très visible depuis le début des années 1990 – dans certains quartiers – de tourisme commer-cial, ne sera pas évoqué ici ; sur cette question, on peut se référer à J.-F. Pérouse : « Laleli, giga-bazar d’Istanbul. Appréhender les caractéristiques et les mutations d’une place commerciale interna-tionale », in Péraldi M. (dir . ), La fin des Norias ? Réseaux migrants dans les économies marchandes en Méditerranée , Colloque Écono-mie de bazar dans les métropoles euro-méditerranéennes , Lames, MMSH, Aix-en-Provence, 29-31 mai 2002, Paris, Maisonneuve et Larose, pp. 307-333. la mégapole du Bosphore a vu s’implanter les grandes enseignes internationales de la distribution, du cœur des centralités historiques jusqu’aux franges de l’aggloméra-tion, ainsi qu’un nombre en augmentation constante de mall  (en turc  Alışveriş Merkezi   ou AVM) qui tendent à redéfinir les polarités métropolitaines. Pour saisir les transformations et tensions à l’œuvre, on ne dispose pas pour Istanbul des études de la qualité de celle de Mona Abaza (2006) pour Le Caire, mais seu-lement de quelques travaux, déjà datés (Hür, 1993 ; Uğur , 1994 ; Timor, 2004). Dans ce contexte, et alors qu’aucune loi d’urbanisme commercial n’existe encore à ce jour en Turquie 2 , on s’interrogera sur les modes d’articulation entre dynamiques urbaines et dynamiques commercia-les à l’échelle de l’ensemble de la métropole comme à l’échelle du quartier. La brsqe émergece des malls   et le redéploiemet rbai Le bouleversement le plus spectaculaire de la struc-ture de l’offre commerciale à Istanbul, lié à l’émergence des grands centres commerciaux (AVM), est un phé-nomène récent, à la fois catalyseur et symptôme de la recomposition de l’aire urbaine stambouliote ces vingt dernières années. Fin 2010, mais les critères de définition retenus peuvent varier selon les sources, le nombre des 2. Cette loi est à l’agenda parlementaire turc depuis des années – au moins depuis la fin des années 1990 –, mais elle ne semble pas faire partie des priorités, puisqu’à chaque fois qu’on commence à en reparler, d’autres questions plus urgentes prennent le dessus. Les Annales de la recherche urbaine  n°108, 2013, pp. 46-55, ©MEDDE, Puca.  48 Les annaLes de La recherche urbaine °108 jllt 2013 pement destinées à des classes moyennes et supérieures, tout en participant à la montée en gamme de l’image de ces secteurs urbains. Les argumentaires publicitaires des opérations immobilières de standing  font d’ailleurs systé-matiquement référence à la proximité d’un AVM, conçue comme décisive et presqu’obligée. L’AVM fait partie des équipements indispensables à la vie urbaine « moderne » exaltée également par le personnel politique. Ainsi, depuis la fin des années 1990, on décrit les AVM comme des « centres d’achat et de vie 8  ». C’est bien un nouveau mode de vie qu’il s’agit de mettre en scène, qui articule un mode de consommer, d’être en famille, de se mettre en scène et d’utiliser son temps libre.De plus, l’AVM est devenu un facteur de transforma-tion urbaine à la fois au niveau de l’image et des usages d’un secteur urbain, son implantation pouvant s’inscrire dans une dynamique de reconquête et de requalifica-tion. C’est ce qui semble avoir été tenté dans le quartier réputé mal famé de Gazi, cible d’un grand projet porté par l’un des principaux développeurs d’AVM en Turquie, Türkmall. Ce groupe a même lancé un projet immobilier (Yorum) à proximité immédiate de l’une de ses réalisations phares, à Bayrampaşa  (Forum Istanbul). En outre, Mall of Istanbul 9 , développé par le groupe Torunlar GYO 10  – acteur apparu récemment sur le marché des AVM – illus-tre parfaitement ce lien entre transformation urbaine et développement des AVM. En effet, ce mall  (dont l’inau-guration est attendue pour la fin 2012) a pris la place d’un quartier d’habitat spontané, Tepeüstü (Başakşehir) , éra-diqué au nom de la transformation urbaine en 2007. La violence du processus, sans transition, est frappante. Un peu plus à l’ouest encore, le futur AVM Akbatı du déve-loppeur Akkök (gérant d’Akmerkez par ailleurs) va former le centre de l’arrondissement d’Esenyurt créé en 2008 ; la mairie va prendre place aux côtés de cet AVM géant pour constituer l’ensemble dénommé City Center.  De même, la dynamique de désindustrialisation qui travaille l’aire urbaine depuis la fin des années 1990 se traduit par une reconversion des anciens sites industriels en AVM, tendance particulièrement frappante dans les péricentres, de Bayrampaşa  à Kartal. 8. À la rentrée 2011, des universités y avaient même installé des stands pour recruter largement ; en outre, la réception de mariage dans un AVM est devenue un must  ces dernières années.9. Le projet Mall of Istanbul  a reçu en juin 2011 le prix The Global RLI Awards  délivré par la revue Retail&Leisure International .10. Groupe constitué en 1996, connu pour ses réalisations à Bursa (plusieurs AVM) et ses liens à des sociétés proches du pouvoir (Öyazıcı et Kiler).  AVM achevés dans le département d’Istanbul était estimé à quatre-vingt-seize par l’Association des investisseurs en centres commerciaux (AYD) 3 . Vingt-huit d’entre eux ont été ouverts après 2005. Cette fureur est alimentée par le glissement vers ce secteur d’investissement de groupes dont le cœur de métier est tout différent (textile, orfèvre-rie, presse, métallurgie 4 …).Galleria, le premier AVM de Turquie 5 , ouvre ses por-tes en 1988 à proximité de l’aéroport international de  Yeşilköy et d’un nouveau quartier périphérique habité par des classes moyennes de plus en plus motorisées, Ataköy (logements collectifs de standing avec espaces verts et par-kings automobiles réservés). Le second, Atrium, ouvre en 1989 dans le même nouveau quartier d’Ataköy. Ces pre-miers AVM vont faire référence pendant quelques années en matière d’innovation de l’offre commerciale, mais dès 1993, deux nouveaux AVM sont inaugurés : Akmerkez 6  dans le quartier péricentral d’Ulus (arrondissement de Beşiktaş , rive européenne), et Capitol, à Üsküdar, sur la rive anatolienne. Quand on suit la chronologie du déve-loppement des AVM comme leur logique de localisation, on constate d’une part une première accélération à partir de 1993, puis une seconde après 2005 – avec une pointe en 2008 7  –, et d’autre part une tendance à la diffusion (et à la banalisation) de ces équipements dans l’ensemble des arrondissements. Les centres historiques sont dotés d’un  AVM depuis peu : 2008 pour Fatih (péninsule historique), et 2011 pour Beyoğlu. Comme dans le reste du monde, les AVM de la der-nière génération présentent de plus en plus des allures de centres « ludo-commerciaux » avec leur piste de ski (comme à Torium, du groupe Torunlar, en périphérie occidentale) ou leur piste de karting intégrée, avec leur aquarium ou leur parc aux dinosaures (Forum Istanbul).Les AVM consacrent les nouvelles zones en dévelop- 3. Voir le quotidien Haber Türk , 2 février 2011. 4. Comme le groupe Kale, srcinellement spécialisé dans les serrures et les portes d’acier, qui a ouvert son premier AVM ( Kale Center  ) à Güngören en 2005 ; ou Eroğlu , connu pour ses srcines textiles. Le règne du Parti de la justice et du développement, au pouvoir depuis novembre 2002, est marqué par l’irruption subite de nouveaux développeurs d’AVM.5. Qui a connu, en 2011, sa deuxième restructuration d’envergure avec l’ouverture d’un front de restaurants et de boutiques orientés vers l’extérieur et non pas introvertis comme dans la formule initiale.6. En 2001 (période de crise financière et bancaire en Turquie), le mall  Akmerkez aurait quand même attiré 1,5 million de visiteurs par mois. Dix ans après, malgré l’apparition de nombreux « concurrents », ce niveau de fréquentation mensuelle se maintiendrait.7. En 2008, 19 AVM ont été ouverts dans le département d’Istanbul, soit plus de la moitié des AVM ouverts cette année-ci dans l’ensemble du pays. Pour comparaison, 21 AVM ont été inaugurés en 2010 dans tout le pays.  Fg ovll, g   omm  vll Tfomto  l’off omml t tfomto  à itl 49 Skyport Rezidans ou de Story Rezidans, mais compte tenu de l’offre excessive, des fermetures et reconversions de locaux commerciaux ont déjà eu lieu : les Happy Marketleri de l’opération immobilière ont fermé et le centre commercial Skay a été transformé en foyer pour étudiants. Les hpermarchés et grades srfaces spécialisées : la rée des classes moees motorisées De façon concomitante au phénomène précédent, l’apparition des hypermarchés et des grandes surfaces spécialisées (dans le bricolage, la construction et la hi-fi notamment) signe à la fois les recompositions morpholo-giques de la métropole, les opérations de reconquête de certains secteurs jusque-là négligés par les investisseurs, et des changements dans les modes de vie et de déplace-ment. Ce type d’offre s’est singularisé par une localisation au départ tendanciellement plus périphérique que celle des AVM. Cependant, la tendance est à l’indifférenciation et au métissage entre le type AVM et le type hypermarché ou grande surface spécialisée. Marmara Forum, ouvert en mars 2011 au nord de Bakırköy sur le premier périphé-rique, combine ainsi des grandes chaînes de distribution Enfin notons que dans certains arrondissements péri-phériques, comme Beylikdüzü 11 , le phénomène AVM est contemporain de la formation du tissu urbain, et donc y constitue la forme dominante, voire exclusive, d’offre com-merciale. L’habitat collectif de ce nouvel arrondissement, promu administrativement comme Esenyurt en 2008, est même structuré autour des AVM, éléments clés de la cen-tralité urbaine locale largement tributaire de l’axe autorou-tier. Le stade premier de la formation de l’infrastructure commerciale (les petits épiciers ou bakkal  et les supérettes) y est quasiment absent, et une offre spécialisée liée au seul produit automobile s’y cristallise (Morvan, 2011). Les AVM y ont même, dans une certaine mesure, précédé les habitants.  Aussi Beylikdüzü est décrit comme un « cimetière d’AVM 12  » avec plus de trente AVM ouverts ces vingt dernières années. Chaque résidence verticale édifiée à Beylikdüzü arbore son propre centre commercial, à la façon d’Ekinoks Rezidans, 11. C’est à Beylikdüzü que le groupe Metro a ouvert son premier hypermarché à Istanbul en 2007, face à un parc d’attraction périurbain. 12. Voir Referans, 4 août 2007 « L’accroissement du nombre d’AVM fantôme fait peur » ( Hayalet alışveriş merkezi sayısındaki artış korkutuyor  ).   La damiqe de désidstrialisatio se tradit par e recoversio de sites idstriels e AVM        r       é     a  50 Les annaLes de La recherche urbaine °108 jllt 2013 Brève drée de vie des modèles et cosommatio effréée de l’espace rbai De ce bouleversement de l’offre commerciale – à entendre dans un sens à la fois structurel (concentration de l’activité entre les mains d’un nombre restreint d’ac-teurs), quantitatif, qualitatif et spatial – il résulte un rap-port volatile du commerce à la ville. En effet – sans parler de la multiplication des formes temporaires, presque sans ancrage territorial, labellisées centres Outlet  –, les AVM qui se succèdent sont chacun lancés comme des produits uniques, mais leur durée de vie médiatique se réduit au temps de lancement d’un nouvel AVM. L’exemple de l’axe Mecidiyeköy-Sarıyer, sur la rive européenne – axe Nord-Sud, desservi par le métro 15  depuis l’année 2000, s’étirant sur les hauteurs parallèles au Bosphore – illustre bien cette fuite en avant. Akmerkez (1993) a initié le mouvement, suivi par Profilo (1998) ; les deux ont été à la pointe jusqu’à l’ouverture de Metrocity (2003), qui n’est pas resté très longtemps sous les feux de la rampe, avec l’émergence de Cevahir (2005), Doğuş Power Center  (2006), puis surtout de Kanyon (2006), dont l’ar-chitecture importée a été l’une des composantes majeures de son succès 16 . Tous les précédents semblent maintenant détrônés par İstiniye Park   à l’extrême-nord, ouvert en 2007, faiblement concurrencé par Sapphire (2010) (situé au pied de la plus haute tour d’Istanbul) et bientôt Zorlu Center, à l’extrême-sud (pour 2013 ?).Deux facteurs, dont il faudrait approfondir l’analyse, permettent de nuancer cette hypothèse de la volatilité 17 . Le premier tient à la segmentation de l’offre selon des groupes sociaux qui ne fréquentent pas tout à fait les mêmes AVM. Même si les AVM peuvent être considérés comme des lieux de brassage social apparent (et momentané) autour d’une pulsion consommatrice commune – thème très affectionné par les sciences sociales turques sous l’influence nord-américaine (Gökarıksel, 1998 ; Erkip, 2003) –, des dif-férenciations semblent s’opérer en fonction des « modes de vie » privilégiés et du pouvoir d’achat. Le centre Cevahir, très apprécié des touristes du Golfe ou d’Iran, joue sur une image conservatrice et « morale » qui le distingue d’autres centres commerciaux à proximité, sans pour autant que son 15. Le lien entre avancée du métro et ouverture des centres commerciaux est patent dans le cas de cet axe (comme le signale le nom de l’AVM Metrocity) ; certaines entreprises de BTP impli-quées dans la construction du métro, à l’image de  Yüksel İnşaat,  l’ont été simultanément dans celle de centres commerciaux.16. L’architecte de Kanyon est John Jerde, de Los Angeles. 17. Qui rejoint la notion de « zapping » proposée par Arnaud Gasnier dans le Dictionnaire du commerce et de l’aménagement, 2008, p. 355. alimentaire, des grandes surfaces spécialisées et un AVM à caractère récréatif. L’inauguration du premier hypermarché Carrefour à Istanbul remonte à 1993. Elle s’est faite sur un site de bonne accessibilité – au bord du premier périphérique autoroutier dit E-5, à la périphérie nord de l’arrondis-sement relativement riche de Kadıköy, sur la rive anato-lienne. Cette première implantation a été suivie en 2000 par une autre, toujours sur la rive anatolienne, mais cette fois sur le second périphérique autoroutier (dit Tem), aux confins de l’arrondissement d’Ümraniye, sur ce qui était alors l’un des fronts les plus actifs du développement urbain. Fin août 2011, le groupe Carrefour-Sa 13  compte quatorze grandes implantations dans le département d’Is-tanbul, dont deux sont associées à des AVM.En ce qui concerne les grandes surfaces spécialisées, le groupe allemand Bauhaus constitue un bon marqueur des dynamiques et processus en cours. Sa première implantation à Istanbul date de 1996. Elle s’est opérée sur le site choisi par Carrefour pour son premier hypermar-ché, à savoir Kozyatağı (arrondissement de Kadıköy), sur un nœud autoroutier où convergent les voies venant des deux ponts sur le Bosphore. Ensuite, Bauhaus a aussi suivi Carrefour sur le site de Bayrampaşa,  un vaste vide urbain péricentral progressivement rempli jusqu’à saturation en 2009, qui bénéficie de la desserte en métro léger (ligne M1 depuis 1994). Dans le même créneau, l’entreprise allemande Praktiker semble avoir adopté une stratégie analogue à celle de Bauhaus, en s’associant à Carrefour sur le site d’Ümraniye en février 2001.Le site de Tepeüstü (Ümraniye), à l’articulation avec un nouvel arrondissement de Çekmeköy institué en 2008 mérite qu’on s’y arrête. En effet, sur un nœud autoroutier qui dessert de nouvelles zones résidentielles (développées en majorité sous la forme de complexes résidentiels pri-vés), il est situé non loin du centre commercial Carrefour-Ümraniye ouvert en 2000. En 2007, le groupe allemand Metro 14  y a ouvert un centre commercial (dénommé M 1 Meydan) dont la locomotive est un hypermarché Real, couplé au premier magasin Ikea implanté en Turquie (en mai 2005). Sur ce front urbain où le mode de déplacement majoritaire est l’automobile individuelle, l’ouverture de cet hypermarché achève de consacrer ce pôle comme com-plexe commercial au service de populations nouvellement installées à proximité ces dernières années. La société pri-vée de construction émanant de la municipalité d’Istanbul, Kiptaş,  y a développé un complexe résidentiel de standing  (dénommé La Vallée verte), dont la présence a aussi eu des effets sur le changement d’image du secteur. 13. Du nom de la joint venture  constituée en 1996, associant le groupe Carrefour à la holding  turque Sabancı. 14. Présent avant Carrefour en Turquie, à travers une implantation dans la périphérie européenne dès 1990.
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